Qu'il est long ce chemin ou je vous ai vu, un par un, une par une tourner le dos et courir dans les prés pour ensuite sauter les falaises de craies qui bordent nos oceans...
Qu'il est long ce chemin ou dans mes pas, des demi pas pourraient essayer de les recouvrir par doubles enjambées... j'aimerai tant un jour les voir me rattrapper...
Qu'il est long ce chemin, il serpente devant moi en une ligne semée d'embuches, je les enjambes seul... chaque embuche est un espoir qui dnas le soleil s'envole...
Qu'il est long ce chemin, j'y vois bien au loin des bouteilles parfois, mais je me refuse a leur tendre les bras... mes yeux ont assez de liquide pour etancher ma soif de vivre...
Qu'il est long ce chemin, je marche au son de mes pas, son triste et morne qui pleure la resonnance des tiens... un son sans echo est une ame orpheline...
Qu'il est long ce chemin, je marche seul, tout au bout je n'y vois qu'un cercueil alors que j'esperais y voir un bouqet... un couronne peut etre? en tout cas pas celle que j'esperais a chaque secondes.
Qu'il est long ce chemin ou doucement sans bruit, dans l'eternité infinie, mes pas disparaissent emportés en poussière par le vent au loin... myriades de particules qui m'eparpillent un peu plus surement chaque jours de vos vies...

